Les BADJAO à Iligan aux Philippines

Ils vivent une discrimination beaucoup plus forte depuis la pandémie : « Pendant un mois les familles ont dû rester entassées dans leurs cabanes sans aucune aide. Les gens disaient « les Badjao ont le Covid ». Les magasins leur sont interdits même lorsqu’ils ne sont pas malades. Les parents n’ont plus la possibilité de gagner leur infime subsistance puisqu’ils ne peuvent pas sortir. Les familles sont dans l’angoisse et la faim, la maladie affecte beaucoup d’enfants. »

En mars les Sœurs n’ont pu clôturer l’année scolaire : « Les examens ont été supprimés et la traditionnelle cérémonie de remise des diplômes annulée. Cela a été une grande déception pour les élèves Badjao. » Sister Juliana

Malgré cette situation dramatique les Sœurs ont choisi d’ouvrir leur communauté et de donner à quelques élèves un accès internet pour suivre les cours. Elles ont aussi pu collecter les cours de l’école publique des 61 élèves inscrits. Les Sœurs espèrent que ce frein important à la scolarisation ne diminuera pas leur désir de continuer d’apprendre.

Une petite pépite : « Malgré le confinement de nous tous, notre lien s’est renforcé ; Des enfants ont emporté des livres chez eux et les mamans nous envoyaient des nouvelles par portable. »
Sister Juliana

ESPERANCIA apporte cette année une aide complémentaire alimentaire pour compenser la perte de revenus des familles et les Sœurs ont acheté deux ordinateurs pour permettre davantage de cours en ligne, ainsi que des tables pour effectuer les devoirs à la maison.

« Let’s continue to dream and build the future and the positive way. Yes, together with Badjao parents we will find a solution for education. » Sister Josephine


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